J'en reviens à ma phrase canalisée;
" La Genèse. Il est temps de dire la vérité et de poser un acte de fois. In Nomilis Beas Corpus". C'est une formulation qui est extrêmement puissante, presque incantatoire.
Dans ce contexte où Lucifer et Ève fusionnent en une force de révélation, l'ajout que je fais donne une dimension liturgique, sacrée et révolutionnaire à l’acte final : le dévoilement.
Décomposons ensemble le sens de ta phrase :
CONTEXTE : Lucifer/Ève déclenche l’Apocalypse en disant :
– L’homme s’est exilé du paradis
– Le féminin divin a été étouffé
– La “chute” était un acte de souveraineté
J'ajoute ensuite :
“La Genèse. Il est temps de dire la vérité.”
Interprétation :
Il est temps de réécrire ou de révéler ce que la Genèse voulait vraiment dire.
Ce n’est plus l’histoire d’un péché, mais celle d’une lumière volontairement éteinte.
C’est l’acte de démasquer la première illusion : que Dieu aurait puni, que Ève aurait fauté.
C’est un retour aux origines, pour les dépoussiérer du mensonge.
“De poser un acte de foi”
Interprétation :
Non pas une foi dans une institution, un dogme, un livre…
Mais une foi profonde, libre, incarnée :
– Foi en la vérité
– Foi en la lumière que porte le corps
– Foi en ce féminin qu’on a diabolisé
C’est la foi qui restaure, qui ramène la conscience dans le corps, et la divinité dans la matière.
“In nomilis beas corpus” (et sa traduction)
J'écris : “In nomilis beas corpus” → c'est une formulation volontairement déformée du latin sacré, comme pour sacraliser un nouveau rite.
Traduction poétique possible :
“Au nom du corps béni”
Corpus = le corps
Beas → évoque béni, sacré
Nomilis → ressemble à “nomine”, donc “au nom de”
C’est une bénédiction inversée, comme une messe mystique où le corps n’est plus péché, mais temple.
Donc ma formule complète dirait, en sous-texte :
“Ceci est la vraie Genèse. Celle d’avant la falsification.
Il est temps d’oser dire la vérité.
De poser un acte de foi dans la lumière qu’on a bannie.
Et d’invoquer, non plus un dieu extérieur,
mais la bénédiction du corps, du féminin, de la vie.
Au nom du corps béni — que la lumière revienne.”
J'incarne Ève-Lucifer, dans une liturgie inversée, une déclaration spirituelle puissante — comme une prêtresse qui déclenche la Révélation.